PA President Mahmoud Abbas addresses the 73rd session of the UNGA, Sept. 27, 2018. (AP/Richard Drew) (AP/Richard Drew)
Abbas United nations

Macron a salué à plusieurs reprises Abbas comme un « partenaire pour la paix » avec Israël, affirmant qu’il avait « toujours » condamné la violence et le terrorisme.

Par JNS

Le Président français Emmanuel Macron a accueilli mardi à Paris le Président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, lui assurant de son soutien suite à la reconnaissance par la France d’un État palestinien et annonçant la création d’un comité mixte chargé de rédiger une constitution et de mettre en place les institutions de l’Autorité palestinienne.

Le dirigeant palestinien s’est rendu en France en sa qualité de « Président de l’État de Palestine » pour la première fois depuis la reconnaissance de l’État palestinien par Macron il y a deux mois.

S’adressant à la presse à l’issue de leurs rencontres au palais de l’Élysée, Macron a souligné que Ramallah pouvait « compter sur la France pour continuer à avancer sur la voie que nous avons tracée ensemble », ce qui, selon lui, « ouvrirait la voie à la paix et à la création d’un État palestinien ».

« Aujourd’hui, nous avons décidé ensemble de créer un comité mixte pour la consolidation de l’État de Palestine. Ce comité travaillera sur tous les aspects juridiques, constitutionnels, institutionnels et organisationnels », a-t-il poursuivi.

Le comité assistera Abbas dans son objectif déclaré de rédiger une constitution, ainsi que dans la réalisation de toutes les autres « conditions nécessaires à la création d’un État palestinien ».

Macron a salué à plusieurs reprises Abbas comme un « partenaire pour la paix » avec Israël, affirmant qu’il avait « toujours » condamné la violence et le terrorisme, notamment le massacre perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023 en Israël.

Le Président français a également loué le dirigeant de l’Autorité palestinienne pour sa « condamnation sans équivoque de toutes les formes d’antisémitisme ».

Abbas, qui entame sa vingt-et-unième année d’un mandat de quatre ans, aurait qualifié d’« inacceptable » l’invasion du sud d’Israël par le Hamas le 7 octobre 2023 dans une lettre privée adressée à Macron en juin.

Cependant, le dirigeant nonagénaire n’a toujours pas condamné publiquement et sans équivoque, en arabe, l’attaque la plus meurtrière contre des Juifs en une seule journée depuis la Shoah. Par ailleurs, Abbas, dont la thèse de doctorat de 1982 contenait des propos négationnistes, a souvent propagé des stéréotypes et des calomnies antisémites.

La visite, mardi, du dirigeant de l’Autorité palestinienne « marque une nouvelle étape cruciale dans les relations entre la France et l’État de Palestine », a déclaré Macron aux journalistes, ajoutant : « Je sais que je peux compter sur le Président Abbas. »

Abbas a indiqué à Macron que Ramallah convoquerait ses premières élections législatives depuis près de 20 ans « un an après le début de la deuxième phase du cessez-le-feu » à Gaza, et qu’il cesserait de verser des fonds aux terroristes.

« Je salue cette mesure essentielle pour la crédibilité de l’Autorité palestinienne, tant en elle-même qu’aux yeux de tous ses partenaires internationaux », a déclaré Macron, ajoutant qu’Abbas « a assuré qu’aucun autre versement ne serait effectué dans le cadre de ce système ».

Un mécanisme réformé qualifie les allocations versées par l’Autorité palestinienne aux terroristes d’« aides sociales », et le système d’allocation des paiements a été transféré d’un organisme officiel de l’Autorité palestinienne à un autre. Le ministère a été confié à une fondation « indépendante » contrôlée par Ramallah.

À l’issue de la réunion, Macron a annoncé qu’en plus de la création du comité mixte, Paris contribuerait à hauteur de 100 millions d’euros (116,62 millions de dollars) à la « réponse humanitaire » pour la bande de Gaza en 2025.

Dans une interview en anglais accordée à Yonit Levi de la chaîne israélienne Channel 12 et diffusée le 18 septembre, Macron a affirmé que la reconnaissance d’un État palestinien constituait « le meilleur moyen d’isoler le Hamas » à Gaza, qualifiant de « pur cynisme » les éloges reçus par le groupe terroriste à l’égard de son initiative.

Selon un sondage commandé par le CRIF, Comité Représentatif des communautés juives de France, et publié le 18 septembre, près des trois quarts des français s’opposaient à l’idée de Macron de reconnaître la « Palestine ».

Le sondage indiquait que seulement 29 % des Français soutenaient la reconnaissance immédiate aux Nations Unies telle que proposée par Macron.

Parmi ceux qui s’opposaient à cette initiative, 38 % étaient favorables à la reconnaissance de la « Palestine » seulement après la libération des otages et la reddition du Hamas ; 33 % se disaient opposés à tout projet de reconnaissance « à court terme ».

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