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Le Hamas refuse de se désarmer: voici les alternatives qu’il propose

Members of Hamas's military wing parade in the streets of Gaza. (AP/Illustrative)

Khaled Mashal a présenté l’arsenal du Hamas non pas comme un moyen de pression, mais comme un pilier non négociable de son pouvoir.

Par l’équipe d’Unis avec Israël

Le haut responsable du Hamas, Khaled Mashal, a clairement indiqué dimanche que le groupe terroriste n’avait aucune intention de se plier aux exigences américaines de désarmement, malgré les efforts diplomatiques en cours liés à la deuxième phase du plan pour Gaza du Président Donald Trump.

S’exprimant sur Al Jazeera, Mashal a catégoriquement rejeté la démilitarisation, arguant que la remise des armes du Hamas exposerait ses dirigeants à une élimination par Israël et mettrait fin de facto à l’emprise de l’organisation sur Gaza.

Mashal a résumé l’arsenal du Hamas non pas comme un moyen de pression, mais comme un pilier non négociable de son pouvoir, présentant le désarmement comme une tentative de faire des palestiniens des « proies faciles » d’Israël. Ce faisant, il a usé d’une rhétorique familière, invoquant la « résistance », le droit international, et même des justifications religieuses pour défendre le maintien d’une organisation terroriste armée infiltrée au sein de la population civile de Gaza.

Plutôt que de désarmer, Mashal a proposé ce qu’il a qualifié de « garanties » aux États-Unis, assorties d’un cessez-le-feu de longue durée, de cinq à dix ans.

Selon sa proposition, le Hamas conserverait ses armes, mais s’engagerait à ne pas les utiliser. Or, comme le soulignent les critiques, cette formule légitimerait de fait l’infrastructure militaire du Hamas tout en paralysant la capacité d’Israël à répondre efficacement aux menaces futures.

Mashal a également accusé Israël de chercher à désarmer les palestiniens dans l’unique but de semer le chaos par le biais de milices supplétives, une accusation qui occulte le bilan du Hamas en matière de répression interne et de contrôle armé.

Mashal a par ailleurs insisté sur le fait que la reconstruction et l’aide humanitaire à Gaza devaient se poursuivre sans exiger le désarmement du Hamas, appelant à un « environnement » qui empêche une reprise des hostilités tout en préservant les capacités militaires du groupe.

Ces propos s’opposent frontalement aux déclarations récentes de Trump, qui a maintes fois affirmé que le Hamas devait se désarmer sous peine d’anéantissement. « Ils disparaîtront », a déclaré Trump la semaine dernière, évoquant le cas où le mouvement terroriste refuserait de rendre les armes. Dans une autre déclaration, il a balayé d’un revers de main les affirmations selon lesquelles le Hamas ne se désarmerait jamais, déclarant : « Il semble bien qu’ils soient sur le point de désarmer. »

L’envoyé spécial de Trump pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, a abondé dans ce sens, assurant au président que le processus était déjà en cours. « Ils vont se démilitariser. Ils le feront, car ils n’ont pas le choix », a affirmé Witkoff. « Ils vont y renoncer. Ils vont rendre leurs AK-47. »

Les propos de Mashal soulignent la principale lacune de la voie diplomatique actuelle : tandis que Washington parle ouvertement de démilitarisation, le Hamas continue de laisser entendre que tout accord qu’il acceptera visera à préserver ses armes, sa puissance et sa capacité à menacer Israël à l’avenir.

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