Parallèlement à cette mesure incitative, le gouvernement a envisagé de modifier la définition de la résidence fiscale, afin de rendre plus prévisible le critère du « centre de vie ».
Par Jewish Breaking News
Israël s’apprête à accélérer l’Aliyah en 2026 grâce à une mesure phare : les nouveaux immigrants (olim) et les résidents de retour qui s’installeront en Israël l’année prochaine bénéficieront d’une exonération d’impôt sur le revenu de source israélienne pendant leurs deux premières années de séjour, conformément à un plan du ministère des Finances intégré au budget de l’État.
Cette réforme a été dévoilée par le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, lors d’un événement organisé par Nefesh B’Nefesh. Elle est présentée comme une mesure d’accueil simple et rapide, sous réserve de l’approbation de la Knesset.
Après cette période d’exonération, les taux augmenteront progressivement : jusqu’à 10 % la troisième année, 20 % la quatrième et 30 % la cinquième, par tranche de revenus, avec un plafond d’environ 1 million de shekels de revenus annuels israéliens. Au-delà de ce plafond, les taux normaux s’appliqueront.
Point crucial, cet avantage est réservé à ceux qui font leur alyah (ou rentrent en Israël) en 2026 et deviennent ensuite résidents fiscaux israéliens.
Les critères d’éligibilité sont larges, mais non illimités. Le plan concerne explicitement les nouveaux immigrants et les « résidents de retour de longue date » ayant vécu à l’étranger pendant 10 ans ou plus avant leur retour ; ils bénéficieraient d’un taux d’imposition initial de 0 % en 2026-2027, puis d’une augmentation progressive par la suite.
Le ministère des Finances a présenté cette mesure comme faisant partie d’un ensemble de mesures budgétaires plus vaste, favorable à la croissance et destiné à attirer les talents et les capitaux dans un contexte économique délicat.
Qu’en est-il des revenus étrangers ? L’exonération de 10 ans sur les revenus de source étrangère, en vigueur depuis longtemps, devrait être maintenue, mais le régime de « non-déclaration » spécifique aux nouveaux arrivants prendra fin en 2026 : les olim bénéficieront de l’exonération, mais seront toujours tenus de déclarer leurs avoirs et revenus étrangers à l’administration fiscale israélienne.
Cette mesure comble une lacune tout en préservant l’attrait du système pour les travailleurs percevant des revenus à l’étranger.
Cette initiative n’est pas apparue de nulle part. Parallèlement à cette mesure incitative, le gouvernement a envisagé des modifications de la définition de la résidence fiscale, afin de rendre plus prévisible le critère du « centre de vie » qui détermine à quel moment une personne devient résidente fiscale israélienne – un point crucial pour quiconque planifie une installation temporaire.
Stratégiquement, ce régime transitoire à 0 % vise à enrayer la fuite des cerveaux et à inciter les Israéliens hautement qualifiés et les professionnels juifs à revenir en Israël.
Les autorités ont mis en garde contre un exode des talents du secteur technologique depuis la guerre de 2023-2024 ; ce nouveau dispositif s’ajoute aux mesures ciblées destinées aux employés et investisseurs du secteur des hautes technologies, conçues pour maintenir le capital humain – et les participations au capital – en Israël.
Concrètement : un ingénieur américain percevant un salaire de 800 000 NIS en Israël après son installation en 2026 serait exonéré d’impôt sur le revenu pendant deux années civiles. À partir de la troisième année, un taux plafonné et progressif serait appliqué avant l’intégration au système classique. Les revenus générés et accumulés à l’étranger pourraient toujours bénéficier de l’exonération de 10 ans, désormais soumise à déclaration.
Cette structure concentre les allégements fiscaux au moment où les coûts de relocalisation et les difficultés d’intégration sont les plus élevés.
Prochaine étape : la mesure doit être approuvée par le processus budgétaire et se traduire par une loi promulguée et des circulaires d’application.
Il convient de surveiller la formulation finale concernant les critères d’éligibilité au statut de « résident de retour », l’indexation du plafond et les règles de coordination avec les crédits d’impôt étrangers et l’acquisition de parts sociales ; des détails qui peuvent avoir un impact significatif sur la situation des familles et des fondateurs.
L’Aliyah offre déjà aujourd’hui un ensemble d’avantages, notamment des points de crédit et l’« année d’acclimatation » (facultative), qui permet aux nouveaux arrivants de reporter l’obtention de leur résidence israélienne jusqu’à 12 mois après leur arrivée. Le taux de 0 % proposé vient compléter ce dispositif pour rendre temporairement exonérés d’impôt les revenus des premiers emplois en Israël.
Le succès de cette politique dépendra de directives claires et d’un traitement rapide par l’administration fiscale.
Do You Love Israel? Make a Donation - Show Your Support!
Donate to vital charities that help protect Israeli citizens and inspire millions around the world to support Israel too!
Now more than ever, Israel needs your help to fight and win the war -- including on the battlefield of public opinion.
Antisemitism, anti-Israel bias and boycotts are out of control. Israel's enemies are inciting terror and violence against innocent Israelis and Jews around the world. Help us fight back!


