Alors que l’identification des victimes se poursuivait dans les kibboutzim, l’ONU privilégiait les résolutions de cessez-le-feu hostiles à Israël.
Par Fiamma Nirenstein, JNS
La controverse actuelle autour de la rapporteuse spéciale de l’ONU, Francesca Albanese, ne se limite pas à une seule fonctionnaire.
Elle concerne l’ONU dans sa chair et la question de savoir si les institutions créées après la Seconde Guerre mondiale pour défendre la démocratie sont toujours fidèles à leur mission.
La France et l’Allemagne ont déjà indiqué que la rhétorique anti-israélienne d’Albanese nuisait à sa crédibilité. Pourtant, il ne s’agit pas d’un problème isolé.
Il reflète une hostilité plus profonde et ancienne au sein du système international envers l’État juif – petit, démocratique et constamment pris pour cible.
Les chiffres sont frappants. Entre 2015 et 2024, l’Assemblée générale de l’ONU a adopté 173 résolutions condamnant Israël, contre seulement 80 contre le reste du monde réuni.
Durant les quinze premières années d’existence du Conseil des Droits de l’Homme, 90 condamnations ont visé Israël, contre 10 seulement pour l’Iran. Ces chiffres révèlent une obsession politique, et non le respect des Droits humains.
Suite au massacre perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023, cette tendance s’est accentuée. Plutôt que de dresser une analyse morale rigoureuse, de hauts responsables de l’ONU ont affirmé que l’attaque « ne s’était pas produite de manière isolée », déplaçant l’attention vers une prétendue culpabilité israélienne.
Alors que les victimes étaient encore en train d’être identifiées dans les kibboutzim, l’institution a privilégié les résolutions de cessez-le-feu critiquant Israël.
Ont suivi des accusations de crimes de guerre et de génocide, reprises par Albanese dans un discours mêlant idéologie, complot et tentative de délégitimation.
Même après les sanctions américaines imposées à Albanese, de hauts responsables de l’ONU continuent de la défendre.
Dans le même temps, l’organisation a fait preuve de courtoisie diplomatique envers le régime iranien et a accordé une place de choix à Téhéran au sein de ses comités, au moment même où ses dirigeants appelaient ouvertement à la destruction d’Israël.
Limoger Albanese ne réformera pas les Nations Unies du jour au lendemain. Mais ce serait un signal fort : le droit international ne saurait servir d’arme contre une démocratie tout en excusant le terrorisme et l’autoritarisme.
Dans un monde de plus en plus fracturé, un tel geste est important. Il montrerait aux jeunes générations que les institutions internationales font encore la distinction entre justice et propagande, et qu’il existe un horizon au-delà du slogan « Du fleuve à la mer ».
Les Nations Unies restent le berceau de cet antisémitisme abject, et pas seulement d’un parti pris anti-israélien.
Le 23 février, les États membres de l’ONU décideront de renouveler ou non le mandat d’Albanese, approuvant ou rejetant ainsi son bilan. Ce vote n’est pas une simple question de procédure, il est moral.
Un vote contre Albanese pourrait signaler un moment de crise, un aveu d’échec, mais ne constituerait pas la réforme d’une institution profondément compromise.
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